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Situation actuelle de
l'Optique en France
L'optique : une science en devenir.
L'optique, que certains, dans les années
60, avaient rangée, un peu vite, dans la catégorie
des sciences et techniques traditionnelles, n'en finit
pas d'élargir son emprise sur de nombreux domaines
d'application, qu'ils soient scientifiques, industriels,
mais aussi grand public.
Les différentes instances d'enseignement
professionnel ont parfaitement perçu ce développement
et l'on assiste, avec un peu d'inquiétude néanmoins,
à l'ouverture de nombreuses nouvelles formations
en optique et en optronique.
Des pôles optiques voient également
le jour, à l'initiative des régions. Ils
ont pour but de fédérer des entreprises
locales et des organismes de recherche autour de projets
innovants. C'est ainsi que deux nouveaux-nés,
celui de la région Provence Côte d'Azur
et celui d'Ile de France (Optics Valley), rejoignent
leur grand frère de Saint Etienne.
Par ailleurs, de récentes décisions,
comme celle du CEA qui construit le laser MEGAJOULE,
successeur de PHEBUS, dans la région bordelaise
ou celle du Ministère de la Recherche de réaliser
le nouveau synchrotron SOLEIL, sont autant de grands
projets mettant en uvre un nombre conséquent
de composants optiques de très hautes performances
ainsi qu'une complexe instrumentation associée.
Les industriels français ne sont
pas bien sûr en reste et leur développement
dans les secteurs de l'optique et de l'optronique les
classe, pour certains d'entre eux, parmi les leaders
européens voire mondiaux de leur spécialité.
A titre d'exemples, citons ..
ALCATEL pour les télécommunications optiques,
AEROSPATIALE/MATRA pour l'optique spatiale,
REOSC pour les grands miroirs de télescope,
SAGEM et THALES pour l'optronique militaire,
INSTRUMENTS SA et PHOTONETICS pour l'instrumentation,
sans oublier ESSILOR dans le domaine connexe de la lunetterie.
De plus, la forte activité de
ces entreprises entraîne dans son sillage celle
des PME-PMI sous traitantes qui leur apportent leur
savoir-faire spécifique.
Le tableau ne serait pas complet si l'on
ne citait pas l'éclosion de jeunes sociétés
qui profitent de la richesse et de la variété
de la recherche scientifique nationale pour démarrer
une activité industrielle dans des domaines tels
que les nanotechnologies ou les puces laser par exemple.
Tout en s'efforçant de rester
mesuré et réaliste dans l'analyse de la
bonne santé actuelle de notre secteur, nous enregistrons
avec satisfaction qu'il se situe dans une phase de croissance
que nous pensons d'autant plus durable que la diffusion
des techniques de l'optique et de l'optronique s'exerce
dans des domaines d'application multiples.
Les jeunes diplômés,
quel que soit leur niveau de qualification, trouveront
demain de nombreuses opportunités pour faire
fructifier leurs compétences. Ils réussiront
d'autant mieux leur carrière qu'ils sauront être
pluridisciplinaires et n'hésiteront pas à
se remettre périodiquement à niveau dans
un secteur qui restera très évolutif.

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